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La raie manta

Jusqu’à récemment, on considérait qu’il n’existait une unique espèce de raie manta, "Manta birostris". En fait, deux espèces distinctes, appartenant à la famille des mobulidés, cohabitent. La première donc, appelée aussi raie géante ou océanique et la manta alfredi, une manta plus petite en taille et vivant plus près du rivage. Quelle que soit l’espèce, la manta est la plus grande (large) de toutes les raies. Certains spécimens approchent d’ailleurs les 7 mètres d’envergure. La caractéristique qui la distingue des toutes les autres raies est sa bouche. En effet, elle n’est pas située en position ventrale mais au bout de son museau, encadrée de deux appendices, appelés nageoires céphaliques ou cornes mandibulaires. Son ventre est blanc et son dos varie entre différentes teintes sombres : noir, gris, gris-bleu, ou marron. Avec ses nageoires pectorales soudées, sa nage se fait par ondulation, ce qui donne l’impression à un observateur que l’animal "vole" dans l’eau. Les individus les plus larges sont souvent accompagnés de rémoras.

Se faire nettoyer...

Les raies manta visitent fréquemment des stations de nettoyage, où des labres s’occupent de les débarrasser des parasites présents sur leur peau ou dans leurs branchies. Quand elles sont plusieurs sur un tel site, une file d’attente se crée. Les raies pas encore déparasitées effectuent des rotations autour de la station, en attendant leur tour. À noter que sa queue, filiforme, est dépourvue de dard.

La rencontrer...

La raie manta se retrouve tout autour du globe, dans les mers tropicales (océans Indien et Pacifique, mer Rouge, etc.). Dans de nombreux endroits de l’Afrique (Mozambique, Madagascar, etc.), par l’Asie en passant par l’Australie et le Japon. En plongée, les sites réputés (des stations de nettoyage le plus souvent) se trouvent notamment aux Maldives, aux Philippines, à Bali (Nusa Penida) et dans certaines îles isolées du Pacifique (Socorro, Cocos, etc.). Ou qu'elle soit, son ballet est toujours magique.